Le menuisier
et le bois
       
       
       


Depuis l’antiquité, et notamment en Egypte où l'on a fondé les bases et codifié les assemblages du bois, le constructeur de charpentes, de portes ou encore de mobiliers est désigné sous un terme unique : le charpentier ; ensuite le distinguo entre le charpentier de la grande cognée (pour la charpente) et le charpentier de la petite cognée (pour les bancs et les coffres) spécialisera les emplois par les œuvres produites, suivront d'autres termes pour les différents travailleurs du bois de construction.
Au Moyen Age, on distingue même :

 - le menuisier, en général pour la fabrication de meubles et ouvrages divers en bois servant à l'agencement et la décoration des bâtiments,

 - le menuisier en bâtiment pour la réalisation des ouvrages menuisés du bâtiment comme les huisseries et boiseries,

 - le menuisier en ébène pour le travail du placage d'ébène pour la construction de meubles (qui donnera ensuite le terme ébéniste),

 - le menuisier en meubles pour la spécialité de la fabrication des meubles par opposition au menuisier en bâtiment,

 - le menuisier en sièges pour la fabrication des sièges comme les chaises, les fauteuils,

 - le menuisier en voitures : pour la spécialité de fabrication des voitures (calèche, diable, diligence).

En 1382, un arrêt royal ordonne qu'on distingue à l'avenir les menuisiers des charpentiers, les outils et ouvrages devenant tellement différents qu'une distinction devient nécessaire.

On peut donc écrire qu'à partir de cette époque le menuisier travaille le bois équarri en planches pour en faire des objets de taille réduite, menus (étymologie qu'on retrouve dans menu-isier) donc mobiles qu'on appelle meubles. Il sera longtemps, par la minutie de son travail englobé en corporation avec les orfèvres. Il travaillera donc également les éléments mobiles du bâtiment : portes, fenêtres, etc.

Le 5 décembre 1637, le parlement de Paris rend l'arrêt suivant :

"Ordonne que chaque maître menuisier sera tenu de marquer de sa marque particulière tous ces ouvrages... ainsi que les postiers d'estain... et insérer ladite marque en une table de plomb qui restera dans la chambre du substitut du Procureur Général du Castellet"

       

 

       

On peut donc écrire qu'à partir de cette époque le menuisier travaille le bois équarri en planches pour en faire des objets de taille réduite, menus (étymologie qu'on retrouve dans menuisier) donc mobiles qu'on appelle meubles. Il sera longtemps, par la minutie de son travail englobé en corporation avec les orfèvres. Il travaillera donc également les éléments mobiles du bâtiment : portes, fenêtres, etc.

Le 5 décembre 1637, le parlement de Paris rend l'arrêt suivant :

"Ordonne que chaque maître menuisier sera tenu de marquer de sa marque particulière tous ces ouvrages... ainsi que les postiers d'estain... et insérer ladite marque en une table de plomb qui restera dans la chambre du substitut du Procureur Général du Castellet"
Cet arrêt faisant suite à un procès qui opposait les maîtres-menuisiers et les maîtres-tapissiers parisiens, car les maîtres-menuisiers avaient le monopole de la fabrication des meubles, alors que les maîtres-tapissiers possédaient celui de leur commercialisation.

Cet arrêt obligeait donc les tapissiers à ne vendre que des meubles marqués, provenant exclusivement des maîtres-menuisiers.

L'estampille permettait de retrouver le fabricant, et ainsi d'éviter les intermédiaires dans des tractations futures.
Le mot ébénisterie apparaît dans le dictionnaire de l'Académie en 1732 pour la première fois ; pour le différencier du terme menuiserie, car les artisans ébénistes, en plus des techniques de la menuiserie font appel à la marqueterie, au placage et à la tabletterie. Il est tiré du mot ébène, racine probablement nubienne (Égypte) ayant fait le tour de la Méditerranée par la Grèce puis Rome, et désignant le bois de l'ébénier, de couleur noire. C'est le travail de cette essence précieuse qui a donné le nom au métier chargé d'ouvrage « à caractère plus décoratif qu'utilitaire ».

1791 - Apres la révolution on supprime les Jurandes, c'est à partir de ce jour que les ateliers regroupe plusieurs corps de métier. Un ébéniste a maintenant le droit de faire le travail du menuisier et vice versa.

       

 

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Les meubles anciens restaurés
  

Réf

Produits classés par "prix"

Prix

Photos

 

VB026

Table bureau en chêne
Dimensions : L 104 - P 66 - H 72
- Vendu -

330€

VB089

Table en merisier avec plateau chêne.
Dimensions : L 84 - P 60,5 - H 74

350€

VB088

Table basse en merisier avec tiroir.
Dimensions : L 95 - P 70 - H 55

350€

VB055

Façade de cheminée en noyer
Dimensions : L 117 - P 21 - H 138

360€

VB034

Façade Louis XV en sapin
Dimensions : L 135 - P 6 - H 120

370€

VB018

Lit ancien en chêne avec literie neuve.
Dimensions : L 200 - P 95 - H 105
- Vendu -

450€

VB022

Comptoir ancien en sapin.
Dimensions : L 90 - P 49 - H 91
- Vendu -

450€

VB081

Coffre en chêne
Dimensions : L 113 - P 52 - H 62
- Vendu -

450€

VB058

Façade d'armoire en chêne et en hêtre.
Dimensions : L 135 - P 5 - H 184

450€

VB078

Table ancienne en merisier avec 2 tiroirs, transformée en table basse.
Dimensions : L 142 - P 76 - H 55
- Vendu -

470€

VB083 Coffre en chêne
Dimensions : L 160 - P 64 - H 63
- Vendu -

550€

VB087 Confiturier en merisier massif 
Dimensions : L 76 - P 46,5 - H 132
- Vendu -

600€

VB094 Buffet en chêne
Dimensions : L 130 - P 57,5 - H 102,5
- Vendu -

620€

VB056

Bureau XIXème à 3 tiroirs en chêne 
Dimensions : L 115 - P 65 - H 75
- Vendu -

670€

VB030

Buffet deux corps vitré en chêne
Dimensions :  L 130 - P 49 - H 194
- Vendu -

680€

VB086

Buffet en chêne
Dimensions : L 152 - P 66 - H 105

850€

VB014

Table de ferme Louis Philippe en chêne
Dimensions : L 196 - P 75 - H 76
- Vendu -

880€

VB096

Buffet en merisier
Dimensions : L 132 - P 64 - H 100

980€

VB041

Bibliothèque en chêne
Dimensions : L 121 - P 50 (int.35) - H 224
- Vendu -

980€

VB098

Bibliothèque en merisier
Dimensions : L 127 - P 40 - H 200

1200€

VB046

Buffet 2 corps Louis Philippe en chêne
Dimensions :  L 122 - P 46,5 - H 225
- Vendu -

1250€

VB048

Boiserie ancienne en chêne.
Dimensions : L 223 - P 9 - H 223
- Vendu -

1500€

 

 

 



 


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Différence entre menuiserie et ébénisterie

Les meubles que l'on appelle de menuiserie sont exécutés en bois massif, constitué d'un bâti qui restera apparent.

Éventuellement, il peut inclure un décor sculpté, bien qu’en principe celui-ci doive être confié à un sculpteur. Les consoles d’applique, les cadres de miroir et tous les meubles en bois massif sculptés ou moulurés sont des meubles de menuiserie. En revanche, le bâti des meubles d’ébénisterie est plaqué.

De nos jours, cette différence est moins nette et on parle de menuisier lorsque la production concerne plus le bâtiment (fenêtres, portes, placards, parquets) et d'ébéniste lors-qu'elle concerne le mobilier, indifféremment
plaqué ou massif.


La restauration de meubles

C'est une branche particulière de l'ébénisterie qui consiste à restaurer des meubles anciens. Elle requiert à la fois une bonne maîtrise de la fabrication des meubles, mais aussi une bonne connaissance des styles et l'utilisation de techniques propres à la restauration.

La restauration a pour but de maintenir le meuble en état, de faire en sorte qu'il fonctionne, sans camoufler les ajouts et en retirant le minimum de matière. Elle est utilisée notamment par les musées et doit permettre une étude historique et archéologique ultérieure du meuble. C'est pour cela que seul le "minimum vital" doit être fait sur les meubles conservés pour ne pas masquer les traces du temps.





Compagnon  en 1846


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